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Le nom du resto trahit un penchant incontesté pour les plaisirs carnivores. Il y a bien au menu l’os à la moelle et autres pièces de viande charnues, mais le chef traite aussi avec finesse les produits marins. En fait, c’est surtout la déco qui évoque le lisse organe: tout est blanc, nu, net. Cette mise en scène a l’avantage de laisser la vedette à la cuisine ouverte, où le chef et sa bande offrent un inspirant ballet. Dans l’assiette, cette grâce se manifeste par un jonglage subtil avec les épices, insufflant à chaque plat une personnalité distincte. La présentation, bien qu’épurée, réserve quelques surprises. Il en va ainsi du gâteau de boudin noir ou d’un duo où se rencontrent ris de veau poêlés au paprika fumé et ravioli de crevettes. La cuisine est maîtrisée, le service, digne de confiance. Il ne reste plus qu’à apporter sa bouteille, une bonne, pour savourer une cuisine d’un raffinement supérieur à la plupart des restos où l'on peut traîner son pinard. Ambiance animée, parfois bruyante.
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