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Ici, on fait la fête, la foire, on vient festoyer, se taper une bouffe hors du commun. On y vient surtout pour être surpris. Connaissant le célèbre chef Martin Picard et sa douce folie pour oser des amalgames parfois improbables d'ingrédients, on est prêt pour le spectacle. Et spectacle il y a! Une agitation constante règne, tant du côté du comptoir de la cuisine ouverte qu'en salle où le service s'effectue avec agilité dans le mince passage entre les tables. Les assiettes sont plantureuses, par ici le cochon (pied, tête, boudin), le jarret d'agneau, le foie gras (en poutine, en terrine, dans un hamburger). Par là les fruits de mer, costauds eux aussi et habillés de sauce, de crème, d'une mayo. Les desserts? Riches, comme le fameux pouding chômeur. La clientèle, très masculine, se frotte la panse, s'esclaffe et sourit de béatitude.
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